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Jo

Jo
# Bébé, toi qui possédais tout ce que j'espérais chez l'être aimé
En une seconde d'éternité tu as décidé de tes ailes déployer et t'envoler
Me laissant pour seule maîtresse cette tristesse qui m'oppresse
Une promesse pour seule richesse tu me laisses et me murmure sans cesse princesse
Désenchantée, désabusée, désorientée, choquée, abandonnée
Ce conte de fée que j'admirais de mes yeux émerveillés s'est achevé, fin prématurée #

# J'entends encore mon cri qui retentit dans les bras blottie de ton corps sans vie
Nuit qui fit de celui que je chéris à l'infini un ange de plus au paradis
Injustice, bissectrice exécutrice, cette conductrice actrice accélératrice de ton préjudice
Ton âme s'éclipse face à cette séductrice, Mort malice inquisitrice
Notre courage insouciant fut le mauvais présage de cet accrochage, notre atterrissage
Je te serre et te dévisage, moment d'ancrage de la rage comme seul bagage #


# Je me relève et réalise, je culpabilise, j'immortalise l'image imprécise
Où lors de cette secousse tu viens à ma rescousse et me pousses
La rosée mousse, coin de cambrousse que par ma chute j'éclabousse
Solitude, inaptitude, quiétude, sensation d'infinitude, pathétique platitude
Visage livide, regard vide, dans mon coeur ce génocide, bonheur éphéméride
Ecorchée vive, je dérive, violente vague émotive, de ma raison de vivre on me prive #


# Je m'effondre, de mon corps et de ma raison je ne peux répondre, je me masque pour me morphondre
Posé contre mon sein, main dans la main, tu as l'air à présent si serein
Tout est silencieux, ton sang s'écoule peu à peu, je te donne un baiser amoureux pour dernier adieu
Ton âme méconduite me quitte, telle une ermite, détruite, je me terre et des autres je m'abrite
Je les évite et de façon manuscrite je leur récite l'histoire d'une femme qu'on décapite #


# Ces souvenirs dont mon esprit est envahi laissent à vie mon coeur meurtri
C'est devant la tombe de cette blanche colombe, effet de bombe, que je succombe
Sentiment d'amertume, je prends ma plume et je résume ton dernier souffle sur le bitume
J'exhume ma douleur, cette enclume, qui me consume, de toi il faut que je me désaccoutume... #



# Posté le jeudi 27 mars 2008 05:30
Modifié le vendredi 28 mars 2008 06:05

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